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10 oct. 2020

Mohammed VI se comporte en milliardaire provocateur qui a ravalé toute honte

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Au printemps 2019, l’institut américain Gallup des statistiques, publiait son rapport « Global Emotions 2019 » portant sur cent quarante (140) pays. 41% des marocains interrogés avaient déclaré avoir été en colère, la veille du sondage. L’étude démontrait également que le taux de pessimisme de nos compatriotes était de 43%, soit autant que l’Ouganda, le Togo ou le Congo Brazzaville ».


En 2018, le Programme des Nations Unies pour le Développement, classait le Maroc au cent-vingt-troisième (123) rang du développement humain (IDH) avec un indice de 0,667 sur 1, derrière la Libye et l’Iraq, deux pays pourtant ravagés par la guerre et où l’Etat central a quasiment disparu.


Pour calculer l’indice en question, le PNUD se fonde sur trois éléments : la santé, l’éducation et le niveau de vie.


En 2018 le Maroc se classait soixante-quinzième (75) sur les soixante-dix-neuf (79) pays ayant participé à l’étude du PISA sur les systèmes éducatifs, tandis qu’en 2020, aucune université marocaine n’apparaissait au radar du classement mondial.


En 2019, le Maroc figurait au cent-vingt-et-unième (121) rang de l’Indice de Développement Humain, parmi cent-quatre-vingt-neuf (189) pays.


En juin 2020, une étude portant sur l’Indice des soins de santé, classait le Maroc au quatre-vingt-huitième (88) sur quatre-vingt-treize (93), juste devant des pays comme l’Irak en proie à une guerre civile larvée, le Bengladesh miné par une misère endémique et le Venezuela, objet d’une instabilité politique et d’un sévère embargo américain.


Champ de Mars et Droits de l’homme


Si tout dans la situation du pays contribue à attiser la colère des marocains, celle-ci trouvait jusque-là son exutoire, dans une détestation et une perte de confiance dans une classe politique indifférente, opportuniste et corrompue. C’est désormais vers la personne du roi que semble se tourner leur acrimonie, en raison de sa gestion calamiteuse et fanfaronne du dossier du Coronavirus, son affairisme et sa cupidité. Le confinement tant vanté, n’aura servi qu’à amplifier la répression et les atteintes aux droits de l’homme. Le rebond de l’épidémie est encore plus cruel. Le premier bouclement imposé manu militari, avait engendré de lourdes séquelles sur l’économie du pays et largement contribué à accentuer la misère sociale. Le second attise l’indignation d’une grande partie de la population. Le fonds de soutien mis en place est invisible. Il semble servir à tout, sauf à alléger la peine des plus fragiles, des indigents et des nécessiteux. Il subventionne les laudateurs et les taiseux face à l’insupportable nature du régime, comme la presse aux ordres et les artistes « domestiques ».


La fragilité n’épargne même plus les couches moyennes qui soutenaient la monarchie. Et les dernières révélations de la presse internationale faisant état de l’acquisition par Mohammed VI d’un hôtel particulier, face au Champ de Mars, à un jet de pierre du monument dédié aux Droits de l’homme, pour quatre-vingt-huit millions (88.000.000) d’Euros, ont largement contribué à amplifier la réputation de cupidité du roi et éroder son capital de sympathie. L’affairisme décomplexé et ostentatoire du reste de la famille royale fait le reste. Les sœurs de Mohammed VI font à présent dans l’hôtellerie, la promotion immobilière, le fermage, l’agriculture ou encore l’école privée, pour ce qui apparaît de la pointe d’un iceberg qu’on devine abyssal et que gèrent, dans l’ombre, une armée d’hommes et de femmes de paille.


Mohammed VI se comporte de plus en plus en milliardaire provocateur qui a ravalé toute honte. Ses discours évoquant sa préoccupation pour son peuple, sonnent faux. Ils sont à des années lumières de ses micmacs financiers, de son affairisme douteux, de sa captation des deniers publics et des richesses du pays, au profit de banques étrangères ou pour faire marcher l’économie de pays tiers comme c’est le cas en France.


Ils sont loin les premiers moments du règne, lorsque le marketing du Palais inventait la légende insensée du roi des pauvres, au point qu’elle trompa, un temps, même les adversaires affichés de la monarchie. Mais il ne suffit pas de déclamer une légende, il faut encore la projeter, la construire et lui donner corps par ses actes. Tout le contraire de Mohammed VI. Plusieurs épisodes où le puéril le dispute à la provocation et au sordide ont ravagé son image, comme cette Aston Martin acheminée par avion-cargo à Cranfield en Grande-Bretagne, pour une révision à l’atelier de la marque à Newport Pagnell, alors qu’un revendeur offrant le même service se trouve à Marbella, de l’autre côté du Détroit de Gibraltar.


Il y eut également l’affaire du collier en or serti de trente (30) diamants, offert, à Tzipi Livni, lors de sa visite secrète à Rabat. La cheffe du parti politique Kadima, présumée criminelle de guerre, était invitée, comme si de rien n’était, au forum Nord-Sud de novembre 2009 à Tanger. C’est l’inventaire fait à la Knesset qui dévoila l’affaire.


Un luxe de plouc


Il y eut ensuite les cadeaux offerts à Barack Obama pour une valeur de plus de cent mille dollars (100.000), sous la forme d’une broche plaquée or et ornée de diamants et de rubis, une pochette en or avec un fermoir en émeraude et en diamant, des boucles d’oreilles en diamant et des boucles d’oreilles en forme de larme d’or, serties de diamants et d’émeraudes ».


Mohammed VI pensait que tant Tzipi Livni que le Président américain, empocheraient subrepticement les inestimables cadeaux. Il ignorait que d’autres mœurs régissent les comportements des politiques ailleurs, avec l’obligation de déclarer les cadeaux reçus lors de leurs mandats.


Il y eut les « SwissLeaks » qui révélaient le compte 5090190103 chez HSBC Genève, en 2006. Certains journalistes avaient alors affublé le roi du sobriquet de « Mohammed suisse ».


Il y eut les « Panama Papers » et les révélations connexes sur l’inclination du roi pour les comptes bancaires aux Iles Vierges qui servirent à plusieurs transactions comme celle de la Goélette « Aquarius W » rebaptisée « El Boughaz ». Plus tard, en 2019, pour ses vingt ans de règne, le roi s’offrira plus grand et plus moderne, le « Badis I » que le propriétaire, Bill Duker, avait affiché en vente, pour quatre-vingt-huit millions (88.000.000) d’euros. Le nom de baptême de ce navire de tous les superlatifs, laisse présager que le roi ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et qu’il rêve secrètement d’un « Badis II » encore plus dithyrambique que le premier. 


Il y eut également, l’acquisition pour trente-six millions (36.000.000) d’Euros, d’un hôtel particulier aux Invalides, dans le 7e arrondissement parisien puis l’achat, en 2010, d’Alliances Développement Immobilier (ADI).


L’argent plutôt que la politique


On le voit Mohammed VI ne fait plus de politique depuis bien longtemps, si tant est qu’il lui est arrivé d’avoir seulement eu l’envie d’en faire, un jour. Il lui préfère l’argent et le luxe ostentatoire. Un luxe de plouc, comme son nouvel hôtel particulier que des architectes et des décorateurs ont surchargé, bien plus pour gonfler leurs honoraires que pour faire honneur à la décoration française. Mais l’homme n’en a cure. Il ne semble plus pouvoir refreiner ses envies. Dans un article paru dans « El Espagnol » en juillet 2019, Sonia Moreno rappelait le bilan de ses vingt ans de règne en un titre tellement accablant pour le locataire du Mechouar, des Sablons ou de Skhirat….. On ne sait plus où loger l’intéressé. La journaliste titrait : douze palais, six cents voitures, des montres à un million. Avant de donner d’autres détails sordides : « Le monarque alaouite a douze (12) palais dans le royaume fonctionnant avec mille cents (1100) serviteurs au cas où il viendrait à tout moment. Leur entretien est d’un million d’euros par jour ». Malgré sa fortune estimée au bas mot à cinq milliards (5.000.000.000) de Dollars, le roi poursuit son chemin de perdition.


Le 20 janvier 2019, une étude menée par des chercheurs suisses et américains sur le degré d’honnêteté, révélait que les Marocains y occupaient le fond du classement, aux côtés des Chinois. Etrange proximité dans les mêmes travers et qui rapproche un géant d’un milliard et demi d’habitants (1.500.000.000) d’un petit pays de quarante millions d’âmes, à l’autre bout de la planète. Il faudrait qu’un jour soit affinée cette étude afin de nous dire si ce ne serait pas l’exemple indigne dispensé par les dirigeants des deux pays qui expliquerait cette malhonnêteté, justifiant les circonstances atténuantes.


Par Salah Elayoubi

Le blog de Salah Elayoubi 

Twitter: @salah_elayoubi

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